En France, il existe depuis la loi du 11 juillet 1966, deux formes d’adoption. L’adoption simple et l’adoption plénière. Ces deux formes d’adoption répondent à des situations familiales différentes.

L’adoption simple

L’adoption simple permet à un enfant d’entrer dans une seconde famille. Il conserve sa filiation d’origine, ainsi que tous les droits et devoirs vis à vis de cette dernière. L’adopté porte son nom suivi de celui de la personne qui l’a adopté, ou, au choix, ce dernier seulement. Cette forme d’adoption est possible quel que soit l’âge de l’adopté. Pour adopter un enfant mineur, il vous faudra l’accord des personnes responsables, les parents s’ils sont vivants ou le Conseil de famille. Si, l’adopté a plus de treize ans, son accord est nécessaire. Si l’adopté est majeur, son consentement suffit.

Ce type d’adoption peut résoudre bien des problèmes, par exemple en cas de mariage avec une personne ayant un enfant d’un précédent mariage. Il est alors possible d’adopter cet enfant pour qu’il ait une seconde famille. Il jouira des mêmes droits successoraux qu’un enfant légitime sans toutefois acquérir la qualité d’héritier réservataire (héritier dont on ne peut réduire la part au-delà d’une certaine fraction) à l’égard des ascendants de l’adoptant.
Dans certains cas graves, l’adoption simple peut être révoquée. Seuls les adoptants si l’adopté à plus de 15 ans, les adoptés s’ils sont majeurs ou un membre de la famille d’origine (jusqu’au degré de cousin germain inclus) si l’adopté est mineur, peuvent demander cette révocation.
Cette dernière est mentionnée en marge de l’acte de naissance.


L’adoption plénière

L’adoption plénière confère à l’enfant une nouvelle filiation, laquelle se substitue totalement à sa filiation d’origine. L’enfant n’a plus aucun lien avec sa famille d’origine. La transcription du jugement d’adoption tient lieu d’acte de naissance de l’adopté. L’acte de naissance originaire est désormais considéré comme nul. L’adopté porte le nom de l’adoptant. Le Tribunal peut même sur la demande de l’adoptant, modifier les prénoms de l’adopté.
Dans la famille de l’adoptant, l’adopté jouit des mêmes droits et, inversement, supporte les mêmes obligations qu’un enfant légitime.
L’adoption plénière, une fois prononcé, est irrévocable. Il est, de plus, absolument interdit de faire publier toute information concernant la filiation d’origine de l’adopté, filiation paternelle ou maternelle, pendant un délai minimal de trente ans après la mort de l’adopté.